La prévention des radicalités

Suite à la sollicitation des préfectures après les attentats de Charlie, certaines associations se sont investies dans l’accompagnement des familles touchées par le phénomène de radicalisation de leurs enfants, et se sont fait connaitre par le numéro vert national.

Création de cellules départementales

Des cellules départementales ont été créées afin d’examiner les signalements de radicalisation transmis par la plateforme téléphonique du Centre national d’assistance et de prévention de la radicalisation (CNAPR).
Après avoir vérifié que les situations signalées ne relèvent pas d’une approche policière et judiciaire, la cellule décide alors d’une prise en charge des personnes radicalisées ou en voie de radicalisation et des familles concernées.

L’APS 34 missionée

Nous considérons que la radicalisation est un danger et que les mineurs qui succombent à cette dérive sont des mineurs en danger.
La prévention de la radicalisation s’inscrit donc dans la « protection de l’enfance ».
Le travail avec les familles des jeunes concernés est alors essentiel car il est important d’éviter les ruptures de ces jeunes radicalisés (ou en voie de l’être) avec leur environnement.

C’est dans ce contexte que le Préfet de région a missionné l’APS 34 pour participer à la cellule de lutte contre la radicalisation du département afin de mettre en place un travail autour de l’accompagnement des familles dont l’un des proches est impliqué dans un processus de radicalisation.

Objectifs

– Apporter une réponse socio-éducative aux personnes en possible voie d’embrigadement
– Réaliser, en concertation avec des acteurs de la cellule dédiée, une évaluation sociale de la famille et, plus largement, du contexte du jeune dans lequel la personne évolue
– Proposer un mode de prise en charge adaptée à la famille et au jeune.