Dans ce plaidoyer, le réseau rappelle le rôle déterminant des communes pour améliorer le quotidien de toutes et tous, au croisement de la santé, du social et de la vie associative, et invite à co-construire les politiques locales avec les acteurs non lucratifs.
L’ambition proposée : faire de chaque commune un « Territoire Zéro Exclusion ».
Les priorités portées par le plaidoyer
Le texte met en avant 8 exigences pour la santé et les solidarités et des leviers très concrets à la main des municipalités :
. Soutenir les associations (subventions, engagement pluriannuel, critères transparents) et privilégier les acteurs non lucratifs pour les services de santé, sociaux et médico-sociaux.
. Signer des Contrats Locaux de Santé (CLS) — et des CLSM pour la santé mentale — afin de coordonner l’action avec l’ARS, le département, les CPTS et le tissu associatif.
. Intégrer l’accessibilité universelle dans les projets et lutter contre la fracture numérique pour un accès réel aux droits.
. Développer un service public de la petite enfance de qualité et accessible, en lien avec les structures associatives.
. Renforcer l’accueil inconditionnel des personnes en situation de vulnérabilité, déployer l’« aller-vers » et sécuriser l’accompagnement humain face à la dématérialisation.
. Agir pour le logement : produire des logements socialement abordables, diversifier les solutions d’habitat (pensions de famille, habitats inclusifs, résidences autonomie), lutter contre l’habitat indigne et la précarité énergétique.
. Lutter contre l’isolement social par des actions de lien (centres sociaux, mobilité solidaire, repérage des situations isolées).
. Dynamiser la vie démocratique locale et s’opposer à la financiarisation des solidarités et de la santé.
Didier Besson, Président de l’APS34 et administrateur à l’URIOPSS, porte un message clair : la prévention spécialisée doit être pleinement prise en compte dans les projets municipaux. L’APS34 intervient avec des éducateurs de rue dans les quartiers populaires qui vont à la rencontre des jeunes les plus éloignés des institutions — une action de terrain qui complète la sécurité par l’agir en amont.
« Dans le débat démocratique actuel, on parle de renforcer la police municipale alors qu’il y a tout un plan de prévention de la délinquance et des ruptures que nous assumons modestement avec nos équipes au titre de la protection de l’enfance. Même si la compétence n’est pas exclusive des mairies, on ne peut pas travailler dans ces quartiers sans un suivi et une complicité avec les équipes municipales qui peuvent par exemple financer des chantiers éducatifs»